En matière de désir, ça copule sans vergogne. Notamment, Gertrude et Claudius y vont de leurs galipettes sordides et la frénésie de leur passion semble tout droit sortie d’un film de Chabrol…Ces deux-là ne pensent qu’à ça…Jusqu’au crime dit passionnel justement. Et le Claudius est d’une veulerie drolatique. Stéphane Fauvel lui prête une fatigue ambiguë où on ne sait si c’est d’impuissance sexuelle ou d’une dépression carabinée dont souffre le joyeux drille. Une sombre fatalité semble poursuivre le Roi falot bien éteint. Féroce et cynique marionnette entre les mains de. Il y a de quoi rire ! Et c’est bien de ce rire dont je voudrais ici
faire état. Car, en permanence, le grotesque et la bouffonnerie peuvent solliciter nos sens. Encore et toujours c’est dans le selon des humeurs.
Et pour y cultiver le contraste, il nous reste à évoquer Bataille, Georges Bataille et la « part maudite » de l’humain qu’il se plût à explorer et exposer mieux que tout autre. Et puisque nous en sommes à évoquer les plaisirs de la chair …Ce Shakespeare de fracas et furie regorge d’obscénités bien juteuses ! Un régal !
Adonc, je prolongeais mon plaisir de ce soir de janvier 2009, d’une relecture délectable de « l’histoire de l’œil » de Bataille. De Desdémone en Ophélie j’ai fini (ou me suis fini) avec Simone. Oh !
JP Dupuy - 23 Jan 2009
PS : Simone est l’héroïne d’histoire de l’œil
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